Comment soigner l’Hypocondrie ?

Comment soigner l’Hypocondrie ?

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

30 secondes pour vous faire une idée

En fouillant sur internet, j’ai découvert que quasiment la moitié des questions sur l’hypocondrie sur internet se résumait globalement par : « comment on soigne l’hypocondrie ? » et cette infographie le montre parfaitement.

J’ai donc décidé de faire ce guide pour répondre de manière complète à cette question et vous donner toutes les clés pour votre route vers une vie sans hypocondrie.

Les 10 phases de l’hypocondrie

Dans la vie d’un hypocondriaque, il y a plusieurs phases :

  1. Le commencement de la peur de la maladie et de la croyance d’être malade
  2. La prise de conscience du mal être
  3. Association du mal être à l’hypocondrie et Découverte de l’hypocondrie (ou dans l’ordre inverse)
  4. Phase de gestion ou de latence
  5. Recherche des méthodes pour s’en sortir
  6. Découverte des méthodes pour s’en sortir
  7. Passage à l’action
  8. Processus de guérison
  9. Rechute (éventuelle)
  10. Amélioration de la qualité de vie

Si vous lisez cet article, vous devez être quelque part entre la phase 2 et 7 (voire 10 pour certains)

Mon objectif, avec ce guide c’est de vous donner toutes les clés pour passer à la phase 8 directement : le passage à l’action

L’hypocondrie est la maladie d’avoir peur de la maladie. L’avantage du fait que ce soit une maladie, c’est qu’elle se soigne.

C’est parti pour comprendre comment soigner l’hypocondrie. Concrètement, il y a 3 étapes.

1. Prendre conscience

C’est la première étape, c’est celle qui vous permet d’amorcer toute la suite.

“L’hypocondrie est la seule maladie que les hypocondriaques croient qu’ils n’ont pas.” Fred Metcalf

Sous l’aspect humoristique de cette citation se cache une vérité implacable. Tant que l’hypocondriaque n’a pas pris conscience de sa véritable maladie, il est difficile pour lui d’en trouver le remède.

Si vous êtes ici à lire ce guide, vous avez probablement déjà passé cette étape et avez déjà conscience de votre hypocondrie. Vous connaissez surement le mal que cette peur et ces croyances provoquent chez vous, sans savoir comment vous en débarrasser. C’est pour cela que je ne vais pas m’éterniser sur cette phase.

C’est généralement grâce à ses proches ou aux médecins qu’on consulte qu’on se rend compte de notre véritable maladie, mais même une fois qu’on en est conscient elle est difficile à accepter.

C’est pourquoi la phase suivante a le pouvoir d’ancrer dans notre esprit qu’on souffre bien de cette maladie et non d’une autre.

infographie-hypocondrie

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

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2. S’informer

Une fois qu’on a conscience de notre hypocondrie, on a déjà fait un grand pas. Mais le propre de cette maladie c’est cette forme de paranoïa, on n’est jamais sûr à 100% que c’est de l’hypocondrie, on a toujours cette petite pensée qui vient nous dire « Et si c’était une maladie (physique)… ».

Un des meilleurs remèdes pour cela, c’est de s’informer sur cette maladie, sur ce qui se passe vraiment dans la tête d’un hypocondriaque. Comment les autres hypocondriaques font-ils pour être convaincus que c’est une fausse croyance et passer à autre chose ?

S’informer, se documenter aide à stopper une première spirale.

C’est un peu la première partie de votre thérapie. Prendre connaissance des comportements que provoque l’hypocondrie pour pouvoir vous identifier à ce trouble. Ainsi, vous renforcerez l’idée que vous avez un trouble émotionnel et non une potentielle maladie physique.

L’hypocondrie est un trouble fait de cercle vicieux, s’informer pour se convaincre qu’on a trouble émotionnel permet de casser un premier cercle.

Où s’informer ?

C’est un peu le problème, selon moi c’est assez difficile de trouver du contenu de qualité, qui n’est pas là pour stigmatiser et qui dépasse les banalités (nécessaires) qu’on retrouve partout sur internet en boucle.

Parce que c’est vrai que lorsqu’on cherche de l’information sur l’hypocondrie, on retrouve les mêmes définitions et les mêmes approximations sur les manières de se soigner.

Et si l’on va chercher trop loin, on se retrouve sur des forums qui nous en apprennent plus sur d’éventuelles maladies que sur l’anxiété que provoque la croyance d’être malade.

C’est la raison d’être de ce blog, proposer un contenu de qualité, par un ancien hypocondriaque qui a étudié en profondeur ce trouble. En plus de ça, le blog s’occupe uniquement de l’hypocondrie, et pas d’une multitude d’autres troubles.

Donc la première ressource pour vous aider à comprendre l’hypocondrie, c’est le blog 😀

Ensuite pour l’appréhender, je vous mets une série de lien, vidéo et livre que je vous certifie comme pouvant vous aider à vous en sortir :

(si vous avez d’autres ressources pertinentes à me proposer, dites le moi dans les commentaires, je les ajouterai avec grand plaisir. Je suis également très curieux d’avoir vos avis sur les livres que j’ai cités si vous les avez lus)

Parfois la phase d’information permet de réussir à gérer son hypocondrie pendant une certaine période. Mais une thérapie est le moyen le plus sûr de se débarrasser de l’hypocondrie et de ne pas rechuter.

3. Thérapie (se soigner)

Faire une thérapie est une étape majeure vers une vie sans hypocondrie.

La thérapie : C’est souvent un mot qui fait peur, qu’on associe à quelque chose d’un peu obscure. La vérité est tout autre et il existe une multitude de thérapies.

Il existe plusieurs méthodes pour se sortir de l’hypocondrie. J’ai personnellement l’habitude de recommander les 3 méthodes qui suivent :

Psychothérapie classique

C’est la méthode la plus connue.

C’est cette méthode que vos proches vous ont peut-être déjà indiquée un jour quand ils vous ont dit « tu devrais aller consulter un psy ».

La psychothérapie classique est très dépendante du psychothérapeute (psychiatre ou psychologue). Avec un bon thérapeute, cette méthode fait des miracles et va résoudre en profondeur vos problèmes d’hypocondrie, mais aussi vos soucis d’angoisse et d’anxiété.

En fonction des pratiques du thérapeute, vous allez le voir d’une fois par mois à plusieurs fois par semaine. Vous verrez des progrès dans tous les secteurs de votre vie.

Avantages

  • La psychothérapie classique amènera des changements majeurs dans votre vie. Vos relations avec l’ensemble des personnes que vous fréquentez s’amélioreront.
  • Diminution en profondeur de vos angoisses et de votre anxiété

Inconvénients

  • Pas spécifiquement efficace contre l’hypocondrie. Besoin d’attendre que le résultat soit global pour qu’elle soit efficace contre l’hypocondrie
  • Dépend du psychothérapeute
  • Il peut être difficile de trouver un (bon) psychothérapeute
  • Coût important

Mon avis

Selon moi, ce type de thérapie est à faire dans un second temps ou en même temps qu’une auto-thérapie. Si vous en avez les moyens et que vous en ressentez le besoin.

Thérapie comportementale et cognitive (TCC)

La thérapie comportementale et cognitive est un autre type de psychothérapie.

Il existe deux manières de la faire, soit en groupe, soit en séance individuelle (certains psychothérapeutes font les deux en même temps)

C’est probablement le type de thérapie le plus efficace. Le thérapeute met en place avec vous une méthodologie fiable et éprouvée.

Grâce aux séances de TCC, vous prenez conscience de vos problèmes. Ensuite, vous travaillez à désapprendre les mauvais comportements et schémas de pensée qui renforce votre hypocondrie. Tout cela grâce à des exercices que vous faites seul et avec le thérapeute. Vous allez apprendre à vous exposer à vos peurs et à vivre comme une personne qui n’a pas d’hypocondrie.

Avantages

  • Cette méthode est probablement l’une des plus efficaces
  • Diminution rapide de vos problématiques d’anxiété et d’hypocondrie

Inconvénients

  • Dépendante du psychothérapeute (moins que la psychothérapie classique, mais quand même)
  • Il est souvent très difficile de trouver un psychothérapeute qui pratique la TCC
  • Coût important
  • Temps de mise en place souvent long
  • Beaucoup de séances très rapprochées, parfois difficiles à faire sans devoir faire des concessions sur sa vie personnelle ou professionnelle.

Mon avis

Si vous avez le temps, les moyens et que vous arrivez à trouver quelqu’un qui vous prend en consultation rapidement. Allez-y.

Je vous conseille également si vous avez l’envie et les moyens de prévoir par la suite une psychothérapie classique pour réduire les angoisses plus en profondeur (La TCC est une thérapie de surface, un travail en profondeur est le bienvenu pour éviter les rechutes)

Auto-thérapie

L’auto-thérapie c’est une méthode que vous appliquez vous-même.

C’est un processus fait d’explication, de questionnement et d’exercice à faire soi-même pour comprendre et prendre conscience de ses problèmes. Pour ensuite, passer en revue l’ensemble des problématiques des hypocondriaques et s’en défaire une par une.

L’auto-thérapie est une technique qui est basée sur la thérapie comportementale et cognitive. À l’aide d’exercice à appliquer soi-même, cette méthode permet de restructurer sa manière de penser et d’agir pour ne plus être hypocondriaque.

Il existe deux types de support pour l’auto-thérapie, les livres et les cours en lignes.

Faire une auto-thérapie peut être vue de plusieurs manières :

Thérapie unique et principale : efficace, rapide, fonctionne pour la plupart des hypocondriaques.

Thérapie d’initiation : Initier un mouvement thérapeutique pour commencer immédiatement et attendre d’avoir l’occasion de faire une TCC par la suite.

Coupler avec une thérapie classique : la meilleure solution selon moi. Vous travaillez sur le fond avec la thérapie classique et sur les comportements et schémas de pensée avec l’auto-thérapie.

Avantages

  • Cette méthode est efficace pour la plupart des hypocondriaques
  • Diminution rapide de vos problématiques d’anxiété et d’hypocondrie
  • Vous pouvez commencer immédiatement, sans être dépendant d’un thérapeute : Temps de mise en place court
  • Faible coût par rapport à une thérapie avec psychothérapeute
  • Compatible avec une thérapie classique

Inconvénients

  • Aujourd’hui, il n’existe pas d’auto-thérapie en français
  • La motivation repose sur vous seul
  • Peut être inadapté à certaines personnes

Mon avis

Une auto-thérapie est une très bonne méthode pour une guérison de l’hypocondrie.

Elle peut soit se suffire à elle-même, soit être couplée à une thérapie classique. Vu son faible coût en général, vous ne risquez pas grand-chose à vous lancer dedans et vous en retirerez un grand bénéfice.

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

30 secondes pour vous faire une idée

Pour conclure

Pour terminer ce guide, je voudrais d’abord vous parler de mes activités.

Comme je vous le disais, j’écris depuis un long moment un livre d’auto-thérapie à destination des hypocondriaques, qui devrait être disponible dans les semaines ou mois à venir.

En plus de cela, j’écris sur le blog, Vie d’Hypocondriaque, pour que vous trouviez des solutions pour vous sortir de l’hypocondrie. Mais aussi pour vos proches, pour qu’ils puissent vous aider et qu’ils prennent conscience de ce qu’est l’hypocondrie.

J’en ai fini pour ce guide. J’espère qu’il vous a plu et vous aura aidé. N’hésitez pas à prendre contact avec moi pour n’importe quelle question. Je réponds à tous les messages.

Encore merci de m’avoir rejoint sur ce blog, j’espère que vous me rejoindrez aussi sur la page Facebook de Vie d’Hypocondriaque.

Pour une lecture complémentaire, je vous conseille l’article : les 4 comportements à bannir pour ne plus être hypocondriaque.

Pourquoi j’ai créé Vie d’Hypocondriaque ?

Pourquoi j’ai créé Vie d’Hypocondriaque ?

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

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J’ai passé beaucoup d’années de ma vie à souffrir d’hypocondrie. Mais depuis 2015 déjà, j’ai arrêté de craindre les maladies.

J’ai arrêté d’être persuadé que quelque chose allait mal chez moi, de fréquenter plus de médecins que d’amis. Je ne fais plus de crises d’angoisses, j’ai arrêté d’exaspérer mes proches, de tenter de leur cacher ce trouble. J’ai arrêté de vivre avec les douleurs de l’anxiété. Après pas mal de pression de la part de mes proches, j’ai fini par faire une psychothérapie. Elle m’a aidé à diminuer mon anxiété et ma peur des maladies, et avec le temps je m’en suis sorti.

Aujourd’hui, je suis pharmacien, je vais très bien, je suis parfois un peu anxieux, toujours un peu préoccupé par ma santé, mais je ne suis plus hypocondriaque.

Pourquoi je m’intéresse à l’anxiété et à l’hypocondrie ?

Depuis très longtemps, les sujets d’anxiété et particulièrement l’hypocondrie m’intéressent. J’ai ensuite décidé de consacrer ma thèse de fin d’études à l’hypocondrie. D’abord pour la comprendre, l’expliquer, savoir comment les gens vivaient avec, mais surtout pour savoir comment elle se soignait.

Pour faire ce travail, j’ai lu des dizaines de livres, des dizaines de thèses, des centaines d’articles scientifiques, j’ai écouté un nombre incalculable d’experts, d’hypocondriaques ou anciens hypocondriaques.

Ma découverte des méthodes d’auto-thérapie pour soigner l’hypocondrie

Grâce à toutes ces recherches, ces entretiens, ces rencontres, j’ai découvert tout un monde que j’ignorais. J’ai surtout découvert qu’il existait des méthodes efficaces à faire soi-même pour se sortir de cette peur de la maladie. Autrement dit, on peut par soi même, surmonter l’hypocondrie.

Après avoir été hypocondriaque pendant des années, après avoir fait de longues études dans le domaine de la santé, après avoir eu un mal fou à me sortir de cette maladie. Je découvrais seulement qu’il existait des méthodes à faire soi-même pour s’en sortir, pour vivre mieux, pour guérir de l’hypocondrie et l’anxiété.

Je me suis dit que c’était incompréhensible et inacceptable que ces méthodes ne soient pas plus connues et pas accessibles aux personnes qui en ont besoin.

L’auto-thérapie : pas un remède miracle, mais une méthode qui fonctionne

Je vous demande une chose, ne croyez pas s’il vous plait, les personnes qui vous font croire qu’en 2 semaines tous vos problèmes auront disparu.

Parce que, bien évidemment, les méthodes d’auto-soins ne sont pas des remèdes miracles qui sortent n’importe qui des angoisses et du calvaire de l’hypocondrie en quelques jours. De toute évidence, ces techniques demandent beaucoup d’effort, de travail, d’abnégation, de motivation à ceux qui souhaitent s’en sortir.

Cependant, une chose est sûre, à la fin elles font reculer l’hypocondrie et l’anxiété. Elles permettent à ceux qui prennent cette voix de commencer une nouvelle vie, plus sereine, plus ouverte, plus calme, tout simplement agréable à vivre.

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

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Les techniques pour ne plus être hypocondriaque

Au court de mes travaux, j’ai constaté que l’hypocondrie et les méthodes d’auto-thérapie étaient relativement peu connues dans les pays francophones. Alors qu’elles sont très connues et très étudiées dans les pays anglophones.

l’hypocondrie, pas assez de considération dans l’Europe francophone

Pour vous donner un exemple de l’intérêt porté pour l’hypocondrie aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni ou en Australie. On ne dit plus « hypochondriasis » ou « hypochondriacs » qui sont les traductions d’hypocondrie et hypocondriaque, mais plutôt de « Health Anxiety » qui pourrait se traduire par « anxiété d’être malade » ou « crainte excessive de la maladie ».

La raison est très simple, le terme hypocondrie véhicule plein de clichés, de mauvaises informations, de moqueries, alors le mieux a été de changer le nom. On ne l’a pas fait dans les pays francophones…

Les méthodes pour se sortir par soi-même de l’hypocondrie

Dans les pays francophones d’Europe, l’histoire fait que les méthodes de psychiatrie sont très marquées par l’empreinte freudienne. Donc par une approche psychanalytique des troubles émotionnels.

Par la suite, celle-ci a été couplée à l’approche médicamenteuse (anxiolytique, anti-dépresseur…). Alors que dans les pays cités précédemment, un nouveau type de thérapie a vu le jour pendant la deuxième partie du 20e siècle. Ces nouvelles thérapies ont fait éclore les thérapies comportementales et cognitives (TCC) que vous connaissez probablement. En effet, les TCC sont de plus en plus présentes dans les pays francophones.

En conséquence, dans les pays anglo-saxons, la TCC est très utilisée, et beaucoup de recherches sont faites pour la développer. Ce qui nous intéresse, c’est que les TCC on fait beaucoup de petits, et notamment des techniques d’auto-thérapie. Ces méthodes se basent sur les principes de la thérapie comportementale et cognitive. Les thérapies à faire soi-même ont démontré leur efficacité depuis plusieurs années pour soigner l’hypocondrie ou au minimum faire reculer la peur de la maladie et l’anxiété.

Qu’est-ce que je fais pour aider les hypocondriaques à s’en sortir ?

En voyant ce gouffre entre ce qu’on pouvait trouver en anglais et ce qu’on ne pouvait pas trouver en français je me suis dit qu’il était impossible de rester dans cette situation. Il faut au minimum pouvoir proposer des solutions de ce type aux hypocondriaques. Puisque des solutions efficaces existent pour au mieux s’en sortir et au minimum faire reculer l’hypocondrie et l’anxiété.

Mon livre : “5 étapes pour ne plus être hypocondriaque”

Je travail en ce moment sur un livre pour les hypocondriaques, ce livre c’est une méthode d’auto-thérapie pour ne plus être hypocondriaque.

J’y ai réuni le fruit de mes recherches, mes entretiens, mes lectures et mon expérience personnelle d’ancien hypocondriaque. L’objectif est de proposer le livre pour que les hypocondriaques puissent faire une auto-thérapie et vivre une vie sereine, agréable avec un futur qui fait envie.

Le blog : Vie d’Hypocondriaque

Travailler sur ce livre m’a donné d’autres idées, et surtout l’envie d’en faire plus pour les personnes anxieuses et hypocondriaques.

La première chose est la raison pour laquelle vous lisez ceci, c’est le blog. L’idée est de créer un espace sur lequel les personnes hypocondriaques pourront trouver de l’information de qualité, qui les aide directement, pour qu’ils puissent se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls, qu’il existe des solutions, qu’on peut s’en sortir. Mais aussi un espace sur lequel les proches d’hypocondriaques pourront comprendre et trouver des solutions pour aider leur conjoint, enfant, parent, ami.

Pour que vous puissiez garder le fil, laissez votre adresse mail, et likez Vie d’Hypocondriaque sur Facebook.

Comment devient-on hypocondriaque ? [Causes de l’hypocondrie]

Comment devient-on hypocondriaque ? [Causes de l’hypocondrie]

Comment devient-on hypocondriaque ? [Causes de l’hypocondrie]

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

Cette question revient souvent chez les hypocondriaques : pourquoi ai-je toutes ces peurs et pas les autres ? Comprendre les causes de l’hypocondrie n’aide pas toujours à améliorer les choses dans notre quotidien. En revanche, connaitre les prémices qui vous ont fait devenir hypocondriaque peut aider à prendre du recul et ne plus reproduire certains schémas.

On ne connait pas (précisément) les causes de l’hypocondrie

Dans l’état actuel des recherches sur ce sujet, personne n’est vraiment capable de donner avec précisions les raisons qui poussent à devenir hypocondriaque.

Bien sûr, nous avons quand même quelques pistes. L’origine de l’hypocondrie est avant tout, liée à l’anxiété. Il n’y a pas d’hypocondrie sans anxiété. On peut donc dire que l’anxiété est la cause principale pour laquelle on devient hypocondriaque.

Il est donc intéressant de comprendre l’origine de l’anxiété, et les différents facteurs qui la favorise.

Les facteurs génétiques

Si dans votre famille vous avez des personnes sujettes à l’anxiété, les chances sont plus importantes pour que vous soyez vous-même anxieux. Ainsi lorsque vous êtes anxieux, la probabilité que vous deveniez hypocondriaque augmente. Les facteurs génétiques restent assez flous, mais semblent tout de même responsables de la transmission de l’anxiété.

L’environnement familial

À la manière des facteurs génétiques, l’environnement familial favorise le développement de l’anxiété. Mais également la transmission d’une forme d’hypocondrie dans beaucoup de cas.

Les névroses, les peurs, l’insécurité et donc l’anxiété sont souvent transmises par les parents à leurs enfants. Les parents eux-mêmes étant dans une forme d’insécurité émotionnelle, ils vont transmettre ce mal être à leurs enfants.

Les évènements de la vie

Qu’on ait vécu ou non dans un environnement familial propice à l’apparition de l’anxiété, les évènements de la vie peuvent déclencher l’anxiété ou l’augmenter.

Les évènements stressants peuvent déclencher un stress parfois passager, mais souvent plus durable. En effet, les chances sont grandes pour que vous ayez développé votre anxiété au fil du temps. L’anxiété crée un cercle vicieux qui avec le temps se renforce.

L’anxiété et l’hypocondrie apparaissent souvent au début de l’âge adulte (entre 18 et 35 ans). Beaucoup de gens arrivent à vivre avec pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’un jour celle-ci devienne trop difficile à supporter.

En effet les causes de l’hypocondrie ne sont pas tout à fait claires, malgré cela il existe des déclencheurs assez communs. Ceux-ci ne représentent qu’une partie des hypocondriaques, cependant, beaucoup se retrouvent les origines qui sont listées ci-dessous.

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

Les déclencheurs et les causes de l’hypocondrie

  • Avoir été où être sous pression (travail, famille, finance…)
  • Avoir un proche qui est tombé gravement malade
  • Après avoir entendu parler d’une maladie grave (médias, réseaux sociaux, discussions, livres, magazines…)
  • Après avoir été malade, guéri ou non
  • Après avoir été exposé à une formation médicale (médecine, pharmacie, dentaire, infirmier, kiné…)
  • Après le décès d’un proche
  • Après une grossesse, ou après les premières années de ses enfants (anxiété croissante)

Il est intéressant d’essayer de comprendre l’origine de son hypocondrie. Elle peut être évidente pour certains, en revanche, pour beaucoup il est difficile d’identifier un point de départ à l’hypocondrie.

Essayez de réfléchir aux causes qui nous ont fait devenir hypocondriaque est une bonne chose. Cependant, ne vous y perdez pas non plus. En effet, ça peut parfois être contre-productif de trop s’attarder sur la cause de son hypocondrie ou l’origine de son anxiété.

Hypocondriaque : Nos symptômes sont-ils réels ?

Hypocondriaque : Nos symptômes sont-ils réels ?

Hypocondriaque : Nos symptômes sont-ils réels ?

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

En tant qu’hypocondriaque on se demande souvent « Est-ce que je me crée mes symptômes ? ». Ou alors « peut-être que j’ai vraiment quelque chose ? ». Et même « Peut-être que je n’ai rien, mais que ma douleur n’est pas uniquement dans ma tête ? ».

Globalement on peut répondre OUI à ces 3 questions.

En quelque sorte, on se crée nos symptômes. On a aussi vraiment quelque chose, et la douleur ou les ressentis sont bien réels.

Assez contradictoire je vous l’accorde… Cependant, c’est bien plus complexe que cela, mais vous comprendrez tout avec cet article.

Commençons par expliquer les bases :

Savoir faire la différence entre symptômes et sensations physiques

C’est la première des confusions, alors définissons les 2. (Les définitions et explications présentées par la suite ne sont pas scientifiques, elles ont pour but de simplifier et faciliter la compréhension. Si vous souhaitez approfondir, posez-moi vos questions dans les commentaires.)

  • Un symptôme est une perception visuelle ou sensorielle qui est la conséquence d’une maladie
  • Une sensation physique (oppression, vertiges…) ou signe physique (rougeur, grosseur…) est une perception visuelle ou sensorielle ressentie par le corps

Une sensation (ou signe) physique peut être ressentie sans signification particulière, sans la moindre maladie derrière. Autrement dit, ressentir des sensations physiques est normal et cela arrive à tout le monde.

Les douleurs et autres sensations (ou signes) physiques sont réels.

Douleur, rougeur, désagrément, lourdeur, grosseur, bouton, sensation d’oppression, craquement… Dans toute cette liste, il n’y a que des sensations (ou signes) et aucune d’elle ne révèle une maladie, cependant vous ne vous inventez pas ces sensations, elles existent. Elles sont le résultat d’un stress physique, de mauvaises postures, d’anxiété, de mauvaises hygiènes de vie, et la liste est longue…

Toutefois, ce n’est pas parce que ces sensations n’ont rien d’anormal qu’il ne faut pas s’en occuper. Si vous avez mal au ventre tous les jours, il faut que vous trouviez des solutions pour améliorer cela, puisque c’est désagréable. Mais ce mal de ventre ne signifie pas que vous êtes malade.

S’inquiéter pour sa santé c’est normal, hypocondriaque ou pas.

Il faut comprendre que s’inquiéter pour sa santé est quelque chose de normal, symptômes ou pas, sensations physiques ou pas.

Ce n’est pas à vous de déclarer un symptôme

Un symptôme est la conséquence d’une maladie. C’est donc un médecin qui doit déclarer si vous avez le symptôme d’une maladie.

Vous, ce que vous pouvez déclarer et surtout ce que personne ne peut contredire, c’est que vous avez des sensations ou ressentis physiques. Autrement dit, si vous ressentez quelque chose, vous ne devez pas l’interpréter, mais simplement le constater. C’est un médecin qui doit faire l’interprétation.

La question : Quand on est hypocondriaque, nos sensations physiques doivent-elles nous inquiéter ?

Maintenant que vous savez tout ça, posons-nous la bonne question.

À quel moment devons-nous nous inquiéter pour une sensation physique ?

La réponse à cette question est : tant qu’une sensation ou un signe physique reste à l’état de ressenti ou de perception, on ne doit pas s’inquiéter.

Si votre médecin vous dit que vos sensations n’ont rien d’anormal, c’est qu’elles n’ont rien d’anormal. Il faut donc les considérer comme étant des désagréments à régler.

Seul votre médecin pourra déclarer qu’un ensemble de sensations sont finalement les symptômes d’une maladie. Vous n’avez donc pas besoin de vous inquiéter pour vos sensations.

La VRAIE question : quand on est hypocondriaque, à quel moment doit-on prendre nos sensations au sérieux et aller consulter un médecin ?

Finalement dans l’hypocondrie, la question : « Est-ce que nos symptômes sont réels ? » nous amène à cette ultime question : « Quand je ressens quelque chose, sur quel critère dois-je me dire que je dois aller consulter un médecin ? »

Il me faudrait au minimum un article entier pour répondre à cette question, parce qu’elle implique la relation de l’hypocondriaque et de son médecin.

En revanche, je vais vous donner quelques outils qui peuvent vous aider à prendre la décision d’aller voir ou non un médecin :

Si vous n’avez jamais vu de médecins pour cette sensation ou ce signe ET QUE :

  • Cette sensation (ou signe) est persistante, et/ou
  • Cette sensation (ou signe) est handicapante, et/ou
  • Cette sensation (ou signe) est douloureuse, problématique, esthétiquement désagréable ou inhabituelle

Dans ce cas vous pouvez vous dire qu’il est raisonnable et utile d’aller voir un médecin.

Si même avec ce raisonnement vous avez un doute : personnellement je préconise ce qu’on appelle la règle des 2 semaines.

La règle des 2 semaines, c’est quoi ? Si votre sensation (ou signe) n’est pas partie au bout de 2 semaines, prenez rendez-vous chez votre médecin traitant.

Cette règle m’a beaucoup aidé à l’époque où je commençais à me sortir de l’hypocondrie. La plupart du temps, mes douleurs ou sensations quelconques disparaissaient bien avant la fin de ces 2 semaines. Cette technique aide à faire diminuer l’hypocondrie et l’anxiété sur le long terme. Toutefois, la règle des 2 semaines peut être difficile à mettre en place.

Alors, nos symptômes, réels ou pas ? Résumons.

Ce que vous ressentez ne sont pas des symptômes, mais des sensations (ou signes) physiques. (À part si votre médecin vous a dit le contraire)

Tout le monde perçoit des sensations physiques, et l’immense majorité qu’elles soient habituelles ou inhabituelles, sont NORMALES.

Réponse : Vos sensations (ou signes) physiques sont bien réelles, vous ne vous les inventez pas. Cependant, elles ne sont pas des symptômes, ne veulent rien dire et n’ont rien d’anormal.

Merci d’avoir lu cet article, posez-moi vos questions dans les commentaires, j’y répondrai. Il existe des solutions pour soigner l’hypocondrie, lancez-vous.

N’oubliez pas de suivre la page Facebook Vie d’Hypocondriaque 😉

Les 4 comportements à bannir pour ne plus être hypocondriaque

Les 4 comportements à bannir pour ne plus être hypocondriaque

Les 4 comportements à bannir pour ne plus être hypocondriaque

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

À chaque douleur inhabituelle ou à chaque fois que vous entendez parler d’une maladie, vous angoissez. Vous avez des vertiges, des extrasystoles, des crampes intercostales, des fourmillements et ça vous inquiète. Dans ce cas, les 4 comportements à bannir détaillés dans cet article vont vous aider à ne plus être hypocondriaque.

  1. Arrêtez de faire des recherches sur Doctissimo, Google, Wikipédia…
  2. Arrêtez de vérifier vos sensations physiques, de vous auto-ausculter, d’être sur-attentionné
  3. Arrêtez de demander à vos proches de vous rassurer
  4. Arrêtez de repousser vos pensées et images désagréables

Vous allez comprendre comment ces comportements renforcent votre hypocondrie et votre anxiété. Vous trouverez également des astuces et techniques qui vont vous aider à vous débarrasser de ces comportements, et ainsi diminuer votre anxiété et votre peur des maladies.

Pensez à me donner votre avis en bas dans les commentaires. Bonne lecture !

1. Arrêtez de faire des recherches sur Doctissimo, Google, Wikipédia…

Les hypocondriaques sont souvent caricaturés et moqués pour ce sujet. C’est le comportement des hypocondriaques le plus connu.

Se débarrasser de ça doit être votre priorité numéro 1. Je vais vous expliquer pourquoi tous ces sites qui vous permettent d’avoir des informations sur des sensations physiques, des symptômes, des douleurs, des maladies, sont à bannir.

Ces sites sont une des raisons pour laquelle nous sommes de plus en plus nombreux à passer par la case hypocondrie. C’est tellement un cancer pour notre société qu’on lui a donné un nom, la cybercondrie.

Petite définition : La cybercondrie signifie que notre hypocondrie trouve sa source en grande partie sur internet, avec la « sur-information » et la mauvaise information médicale qu’on y trouve.

Pourquoi bannir les recherches sur les maladies ?

soigner l'hypocondrie et l'anxiété

Parce que ça augmente notre anxiété et notre hypocondrie, mais comment ?

Ça augmente notre imagination catastrophique, autrement dit ça favorise la mauvaise interprétation de nos sensations physiques, ça augmente les fausses croyances. Nous connaissons tous ce moment où l’on va regarder sur internet ce que signifie ce banal bouton qu’on n’avait pas remarqué jusqu’à présent. Comme par magie, en ressortant de cette session de recherche, Doctissimo nous a fait croire qu’on avait une maladie grave.

Et après les recherches ? Les hypocondriaques, lorsqu’il s’agit de leur santé, sont très enclins au biais de confirmation.

Le biais de confirmation c’est quoi ?

C’est le fait de privilégier les informations qui confirment nos idées et nos hypothèses et/ou d’accorder moins d’importance à ce qui ne correspond pas à nos idées et nos hypothèses. Concrètement, quand on croit qu’on a une maladie on prend en compte uniquement les signaux qui confirment qu’on a bien cette maladie.

Les sites comme Doctissimo nous mettent de fausses idées dans la tête. En tant que personne qui se préoccupe trop de notre santé, on a tendance à avoir une vision catastrophique des choses, de voir uniquement le pire. Ensuite, on entre dans une spirale de négativité, parce qu’on ne voit plus que les signaux qui nous disent « ce que tu as vu sur Doctissimo est vrai ». Alors que c’est faux !

Petite information (je ne veux pas de mal à Doctissimo)

Je prends Doctissimo en exemple parce que c’est le plus connu, mais il en existe bien d’autres (je ne voudrais pas vous donner des idées). Par ailleurs, Doctissimo est un super site, très bien fait, très éducatif qui a fait beaucoup de progrès pour ne pas faire paniquer les gens. Mais, ce n’est pas un site fait pour les hypocondriaques mis à part la page de Doctissimo qui traite de l’hypocondrie.

En quoi arrêter ces recherches va-t-il m’aider ?

Faire des recherches sur les sensations ou maladies augmente votre anxiété, la plupart du temps de manière immédiate. Parfois, ça fait diminuer un peu le stress et la préoccupation sur quelques heures, mais ensuite ça repart de plus belle.

Au long terme, ça ne fait qu’augmenter votre anxiété et votre peur de la maladie tout simplement. Comprenez bien ici que ça ne la fait pas stagner, ça la fait AUGMENTER.

Donc arrêter les recherches sur vos sensations physiques et les maladies que vous craignez, fera diminuer votre hypocondrie.

Comment arrêter de faire des recherches sur internet (ou ailleurs) ?

Ce comportement est une addiction pour les hypocondriaques, il faut donc que vous le preniez comme tel.

Ce serait prétentieux de ma part de vous dire qu’en quelques lignes je peux vous donner toutes les clés pour arrêter cette addiction.

Mais voici quelques astuces pour arrêter ces recherches :

  • Arrêtez, comme si vous arrêtiez de fumer : c’est la meilleure technique, arrêter net. Vous vous faites une promesse à vous-même et chaque fois que vous avez envie, vous résistez. Quand l’envie vous prend, buvez un verre d’eau, regardez une vidéo marrante, lisez un livre, parlez avec un proche… Trouvez des techniques qui vous sont propres pour arrêter ce comportement.
  • Ou Arrêter progressivement Laissez-vous un moment par jour pour faire vos recherches. Par exemple 5 minutes le lundi, le mercredi et le vendredi à 17h. Si vous sentez le besoin de consulter des sites internet (ou autre) en lien avec votre santé, vous y aurez le droit, mais seulement sur ces plages horaires, pour le reste RÉSISTEZ. C’est un bon moyen de se sevrer. Par la suite, espacez les périodes jusqu’à ce que vous arrêtiez complètement.
  • Et Demandez à un proche de vous aider : passez un deal avec lui, vous n’aurez plus le droit de consulter ces sites internet. Mais demandez-lui de faire les recherches à votre place et de vous dire ce qui se dit sur internet. Il n’est pas hypocondriaque, donc il sera beaucoup plus objectif que vous, et vous aurez quand même l’information que vous cherchez.
  • Ce dernier point est une astuce si vous n’arrivez pas à arrêter : à chaque fois que vous tapez quelque chose dans Google, tapez : « les sensations que vous avez + anxiété ou stress ». En faisant ça, vous avez de grandes chances de tomber sur des éléments qui correspondent mieux à ce que vous avez vraiment.

Dis comme ça, ça pourrait presque paraitre simple, mais la réalité c’est que c’est beaucoup plus difficile que ce qu’on croit. Alors, armez-vous de courage et battez-vous contre vos mauvaises habitudes. C’est à vous de jouer maintenant 😉

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

2. Arrêtez de vérifier vos sensations physiques, s’auto-ausculter, être sur-attentionné

Les hypocondriaques sont hyper-auto-centrés sur leur corps. En tant qu’hypocondriaque on fait beaucoup plus attention à tout ce qui se passe dans notre corps que n’importe quelle autre personne.

Cette sur-attention est dictée par la peur, certes, mais c’est aussi une mauvaise habitude qu’on prend et qu’on renforce avec le temps. Cette mauvaise habitude finit par devenir une addiction.

Petites définitions :

  • L’auto-auscultation, ce sont les comportements que vous faites vous-même pour faire le suivi de votre corps (prendre son pouls ou sa tension, palper une partie de son corps, observer une partie de son corps…)
  • Sur-attention : Se concentrer sur des parties de son corps très souvent voire en permanence pour vérifier que rien ne s’y passe (par exemple : se concentrer sur sa tête ou sa poitrine pour voir si on ne ressent rien).

Pourquoi il faut arrêter de s’auto-ausculter ?

L’addiction à la sur-attention à son propre corps provoque l’augmentation de l’anxiété et renforce notre hypocondrie.

À chaque fois qu’on examine son propre corps, on peut éventuellement faire diminuer légèrement l’anxiété, si on s’est rendu compte qu’il n’y avait rien d’anormal.

Mais que se passe-t-il chaque fois qu’on croit remarquer quelque chose d’anormal ? Le stress et la préoccupation augmentent énormément, alors que la plupart du temps ce quelque chose de nouveau était là avant et on ne l’avait jamais remarqué.

De plus, le corps est en constante évolution, en constant changement, c’est donc normal que des choses bougent, et que l’on remarque de nouvelles choses.

Comme je vous le disais, les hypocondriaques ont une forte tendance à la mauvaise interprétation.

Donc chaque fois que quelque chose de nouveau apparait, cette nouvelle sensation va être perçue comme quelque chose de grave. Mais en réalité, ces changements sont le plus souvent normaux.

Par ailleurs, à force de toucher une partie du corps on augmente les sensations et la douleur.

Mais aussi, lorsqu’on regarde trop un endroit du corps on y remarquera forcément des choses qui ne sont pas symétriques, qui n’ont pas la couleur qu’on souhaiterait, etc.

Pour finir, lorsqu’on porte trop d’attention à un endroit du corps on va forcément remarquer de nouvelles sensations. Par exemple, il se peut que vous ressentiez les battements de votre cœur, dans votre poitrine, dans vos bras, dans vos pieds, si vous êtes constamment concentré sur cet endroit, et cela n’a rien d’anormal.

remède contre l'hypocondrie

En quoi ça va m’aider d’arrêter d’être sur-attentionné ?

Vous allez tout simplement diminuer votre préoccupation pour votre santé sur le long terme.

La raison est simple, vous avez peur que quelque chose vous arrive, vous restez constamment en alerte. Puis vous êtes tellement en alerte que vous remarquez d’autres choses, puis encore de nouvelles choses, etc.

Si vous arrêtez de vous ausculter, de vous palper, d’être sur-attentionné, vous ne remarquerez plus toutes ces choses avec le temps. Par conséquent, votre hypocondrie diminuera, tout comme votre anxiété.

Comment ne plus s’auto-ausculter et être sur-attentionné ?

C’est assez difficile de vous donner des solutions en quelques lignes. Si vous voulez plus d’aide à ce niveau, je travaille sur un livre avec des exercices et une méthode complète pour réussir à ne plus être hypocondriaque, mais en attendant je vais quand même vous donner des pistes.

On dit souvent que pour se débarrasser d’une habitude ou en prendre une nouvelle, il faut 30 jours de pratique.

  • L’idéal est de réussir à se contraindre à arrêter d’avoir tout type de comportement de sur-attention et d’autoauscultation. À chaque fois qu’on en ressent le besoin, il faut réussir à détourner son attention. Et ainsi, se contraindre à ne plus avoir ce type de comportement pendant 30 jours minimum pour bien l’ancrer.
  • SI c’est trop difficile (comme pour le point précédent), choisissez un moment de 5 minutes par jour, pas plus, que vous réserverez à cela. Faites-le d’abord une fois par jour, puis une fois tous les 2 jours, jusqu’à ce que vous soyez prêt à arrêter complètement.

Encore quelque chose de simple à exprimer, mais pas simple du tout à mettre en place.

Prenez votre courage à 2 mains et lancez-vous.

C’est difficile, vous n’allez pas réussir à tout arrêter d’un coup, mais battez-vous jusqu’à ce que vous n’ayez plus tous ces comportements qui vous bouffent la vie.

Mais quand vous réussirez, vous allez voir votre hypocondrie et votre anxiété diminuer fortement.

Dans le point qui suit, vous allez peut-être découvrir quelque chose que vous faites sûrement. Mais certainement que vous ne vous étiez pas rendu compte que ça participait au renforcement de votre hypocondrie.

3. Arrêtez de demander à vos proches de vous rassurer

Pourquoi je devrais arrêter ça ? C’est souvent la première question qu’on me pose quand je dis ça aux hypocondriaques. Parce que ça fait augmenter l’anxiété et ça renforce l’hypocondrie. Ah bon, mais comment ?

C’est vrai que c’est assez contre-intuitif. Le problème c’est qu’on associe souvent ces questions pour se rassurer à une diminution de l’anxiété, alors qu’à long terme ce comportement augmente l’anxiété.

Pourquoi faut-il arrêter de demander à nos proches de nous rassurer ?

Chercher à se rassurer auprès de vos proches a un effet pervers. Bien souvent, ce que vont vous dire vos proches ne vous aidera pas.

Quand vous demandez à un proche « est-ce que tu ressens aussi ça ? » « Est-ce que tu as des douleurs comme ceci ? » « Tu as déjà eu cette sensation ? » :

  • Premièrement, votre proche n’est pas hypocondriaque. Il ne ressent pas les mêmes choses que vous, du moins il n’y fait pas attention.
  • Deuxièmementil peut s’agacer des demandes à répétition et du fait que « vous ne parliez que de ça ».
  • Troisièmement, votre proche (la plupart du temps) n’est pas médecin ou professionnel de santé. Donc il ne peut généralement pas vous apporter une réponse utile et rassurante.
  • Pour conclure, chacune de vos requêtes auprès de vos proches ne va vous rassurer qu’un temps. Ça va soulever plus de questions et de peur de maladie que ça ne va apporter de réponses.

En quoi arrêter de demander ma dose de réassurance va m’aider ?

Ça fera diminuer votre anxiété, ça arrêtera de renforcer votre hypocondrie et votre concentration sur vos peurs diminuera.

L’arrêt de ce comportement améliorera aussi vos relations avec vos proches.

Comment arrêter la demande de réassurance ?

Encore une fois pour arrêter ce comportement il faut que vous réussissiez à vous obliger à ne plus le faire.

Pour arrêter de chercher cette réassurance

Encore une fois, vous devez réussir à vous contraindre à arrêter.

Faites votre possible pour ne plus jamais demander votre dose de réassurance à vos proches. Une fois de plus, c’est très difficile, mais c’est la meilleure manière de faire.

Pour arrêter, si vous le souhaitez vous pouvez choisir un allié.

Passez un deal avec vos proches : expliquez-leur la situation, et dites-leur que vous ne devez plus leur poser de questions sur votre santé. Les seules questions auxquelles ils ont le droit de répondre sont celles sur votre anxiété, votre stress, votre peur, etc.

Discutez avec eux de vos problèmes, mais sous un autre angle. On ne parle pas de santé, on parle d’anxiété et de peur.

Comme pour les comportements précédents, vous pouvez proposer à vos proches (ou le faire seul) d’arrêter progressivement. Par exemple, 5 minutes tous les 2 jours, puis tous les 3 jours… Jusqu’à ce que vous soyez prêt à arrêter complètement.

C’est encore une fois un sujet très compliqué à aborder, c’est très difficile d’arrêter la demande de réassurance. Cependant pour votre route vers une vie sans hypocondrie, c’est un arrêt qui va vous faire faire un très grand pas.

Armez-vous de courage, et le mieux, c’est d’en parler avec vos proches.

Vous avez déjà vu, 3 comportements à ne plus faire qui diminuent l’hypocondrie de manière extrêmement puissante lorsqu’on arrête de les faire. Mettez en place des stratégies, des rappels, demandez à vos proches de vous aider, pour réussir à vous en débarrasser.

Avant de terminer cet article, voici une dernière chose que vous devriez essayer d’arrêter.

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

4. Arrêtez de repousser vos pensées et images désagréables

Réussir à ne plus repousser ses pensées est un outil qui dans la vie en général est très puissant.

soigner anxiété et hypocondrie

Quand on est anxieux et particulièrement quand on est hypocondriaque, on est souvent assailli par des pensées et images désagréables. Par exemple lorsqu’on se met à penser « je vais mourir de … » on a une tendance toute naturelle à repousser en bloc cette idée.

Lorsqu’on se met à avoir une image de soi dans un lit d’hôpital, on a souvent cette réaction de tenter de supprimer cette vision.

Ça peut sembler contre-intuitif, mais c’est totalement l’inverse qu’il faut faire. On appelle ça le « White Bear Effect » (effet de l’ours blanc, article en anglais, car mal renseigné en français). Quand on se focalise sur la volonté de supprimer quelque chose de son esprit, cela devient impossible de le supprimer.

Donc concrètement, quand on essaye de supprimer une pensée ou une vision qui nous rend anxieux, au final on ne fait que la renforcer.

Se débarrasser des pensées et visions désagréables

La solution est facile à dire, mais pas facile à faire (comme souvent). Il « suffit » d’accepter les pensées et visions, ne pas les repousser ou rejeter. Pour essayer de comprendre ses pensées, il faut avant tout les accepter.

Ça ne résout pas tout bien sûr, mais le simple fait d’accepter ses pensées a au moins l’avantage de les rendre moins présentes.

Si cela vous intéresse, je dédierai un article sur le « White Bear Effect » et les solutions pour ne plus repousser ses pensées. Dites-le-moi dans les commentaires.

Pour finir

Les 4 points que j’ai détaillés dans cet article ont vraiment le pouvoir de fortement diminuer votre hypocondrie et votre anxiété sur le long terme.

Ça demande un investissement personnel indispensable, car c’est compliqué de se sortir de cette maladie.

S’il vous plaît, ne croyez pas les gens qui vous disent qu’en 2 coups de cuillère à pot vous allez vous sortir de tous vos problèmes. C’est difficile, mais avec les bons outils, les bonnes méthodes, vous réussirez à vous sortir de là. Si vous voulez en savoir plus sur les méthodes pour ne plus être hypocondriaque, vous trouverez quelques ressources sur le blog pouvant vous aider.

J’espère sincèrement que cet article vous aura aidé. Dites-moi dans les commentaires, ce qui vous parle le plus, ce que vous allez essayer, si ça vous a aidé… Et si vous souhaitez en savoir plus sur le blog, n’hésitez pas à me demander également.

Pour poursuivre vos lectures :

MERCI de m’avoir lu, je vous dis à très bientôt pour un prochain article.

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

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