Les 4 comportements à bannir pour ne plus être hypocondriaque

16 Nov 2018 | 7 commentaires

Êtes-vous vraiment hypocondriaque ?

À chaque douleur inhabituelle ou à chaque fois que vous entendez parler d’une maladie, vous angoissez. Vous avez des vertiges, des extrasystoles, des crampes intercostales, des fourmillements et ça vous inquiète. Dans ce cas, les 4 comportements à bannir détaillés dans cet article vont vous aider à ne plus être hypocondriaque.

  1. Arrêtez de faire des recherches sur Doctissimo, Google, Wikipédia…
  2. Arrêtez de vérifier vos sensations physiques, de vous auto-ausculter, d’être sur-attentionné
  3. Arrêtez de demander à vos proches de vous rassurer
  4. Arrêtez de repousser vos pensées et images désagréables

Vous allez comprendre comment ces comportements renforcent votre hypocondrie et votre anxiété. Vous trouverez également des astuces et techniques qui vont vous aider à vous débarrasser de ces comportements, et ainsi diminuer votre anxiété et votre peur des maladies.

Pensez à me donner votre avis en bas dans les commentaires. Bonne lecture !

1. Arrêtez de faire des recherches sur Doctissimo, Google, Wikipédia…

Les hypocondriaques sont souvent caricaturés et moqués pour ce sujet. C’est le comportement des hypocondriaques le plus connu.

Se débarrasser de ça doit être votre priorité numéro 1. Je vais vous expliquer pourquoi tous ces sites qui vous permettent d’avoir des informations sur des sensations physiques, des symptômes, des douleurs, des maladies, sont à bannir.

Ces sites sont une des raisons pour laquelle nous sommes de plus en plus nombreux à passer par la case hypocondrie. C’est tellement un cancer pour notre société qu’on lui a donné un nom, la cybercondrie.

Petite définition : La cybercondrie signifie que notre hypocondrie trouve sa source en grande partie sur internet, avec la « sur-information » et la mauvaise information médicale qu’on y trouve.

Pourquoi bannir les recherches sur les maladies ?

soigner l'hypocondrie et l'anxiété

Parce que ça augmente notre anxiété et notre hypocondrie, mais comment ?

Ça augmente notre imagination catastrophique, autrement dit ça favorise la mauvaise interprétation de nos sensations physiques, ça augmente les fausses croyances. Nous connaissons tous ce moment où l’on va regarder sur internet ce que signifie ce banal bouton qu’on n’avait pas remarqué jusqu’à présent. Comme par magie, en ressortant de cette session de recherche, Doctissimo nous a fait croire qu’on avait une maladie grave.

Et après les recherches ? Les hypocondriaques, lorsqu’il s’agit de leur santé, sont très enclins au biais de confirmation.

Le biais de confirmation c’est quoi ?

C’est le fait de privilégier les informations qui confirment nos idées et nos hypothèses et/ou d’accorder moins d’importance à ce qui ne correspond pas à nos idées et nos hypothèses. Concrètement, quand on croit qu’on a une maladie on prend en compte uniquement les signaux qui confirment qu’on a bien cette maladie.

Les sites comme Doctissimo nous mettent de fausses idées dans la tête. En tant que personne qui se préoccupe trop de notre santé, on a tendance à avoir une vision catastrophique des choses, de voir uniquement le pire. Ensuite, on entre dans une spirale de négativité, parce qu’on ne voit plus que les signaux qui nous disent « ce que tu as vu sur Doctissimo est vrai ». Alors que c’est faux !

Petite information (je ne veux pas de mal à Doctissimo)

Je prends Doctissimo en exemple parce que c’est le plus connu, mais il en existe bien d’autres (je ne voudrais pas vous donner des idées). Par ailleurs, Doctissimo est un super site, très bien fait, très éducatif qui a fait beaucoup de progrès pour ne pas faire paniquer les gens. Mais, ce n’est pas un site fait pour les hypocondriaques mis à part la page de Doctissimo qui traite de l’hypocondrie.

En quoi arrêter ces recherches va-t-il m’aider ?

Faire des recherches sur les sensations ou maladies augmente votre anxiété, la plupart du temps de manière immédiate. Parfois, ça fait diminuer un peu le stress et la préoccupation sur quelques heures, mais ensuite ça repart de plus belle.

Au long terme, ça ne fait qu’augmenter votre anxiété et votre peur de la maladie tout simplement. Comprenez bien ici que ça ne la fait pas stagner, ça la fait AUGMENTER.

Donc arrêter les recherches sur vos sensations physiques et les maladies que vous craignez, fera diminuer votre hypocondrie.

Comment arrêter de faire des recherches sur internet (ou ailleurs) ?

Ce comportement est une addiction pour les hypocondriaques, il faut donc que vous le preniez comme tel.

Ce serait prétentieux de ma part de vous dire qu’en quelques lignes je peux vous donner toutes les clés pour arrêter cette addiction.

Mais voici quelques astuces pour arrêter ces recherches :

  • Arrêtez, comme si vous arrêtiez de fumer : c’est la meilleure technique, arrêter net. Vous vous faites une promesse à vous-même et chaque fois que vous avez envie, vous résistez. Quand l’envie vous prend, buvez un verre d’eau, regardez une vidéo marrante, lisez un livre, parlez avec un proche… Trouvez des techniques qui vous sont propres pour arrêter ce comportement.
  • Ou Arrêter progressivement Laissez-vous un moment par jour pour faire vos recherches. Par exemple 5 minutes le lundi, le mercredi et le vendredi à 17h. Si vous sentez le besoin de consulter des sites internet (ou autre) en lien avec votre santé, vous y aurez le droit, mais seulement sur ces plages horaires, pour le reste RÉSISTEZ. C’est un bon moyen de se sevrer. Par la suite, espacez les périodes jusqu’à ce que vous arrêtiez complètement.
  • Et Demandez à un proche de vous aider : passez un deal avec lui, vous n’aurez plus le droit de consulter ces sites internet. Mais demandez-lui de faire les recherches à votre place et de vous dire ce qui se dit sur internet. Il n’est pas hypocondriaque, donc il sera beaucoup plus objectif que vous, et vous aurez quand même l’information que vous cherchez.
  • Ce dernier point est une astuce si vous n’arrivez pas à arrêter : à chaque fois que vous tapez quelque chose dans Google, tapez : « les sensations que vous avez + anxiété ou stress ». En faisant ça, vous avez de grandes chances de tomber sur des éléments qui correspondent mieux à ce que vous avez vraiment.

Dis comme ça, ça pourrait presque paraitre simple, mais la réalité c’est que c’est beaucoup plus difficile que ce qu’on croit. Alors, armez-vous de courage et battez-vous contre vos mauvaises habitudes. C’est à vous de jouer maintenant 😉

2. Arrêtez de vérifier vos sensations physiques, s’auto-ausculter, être sur-attentionné

Les hypocondriaques sont hyper-auto-centrés sur leur corps. En tant qu’hypocondriaque on fait beaucoup plus attention à tout ce qui se passe dans notre corps que n’importe quelle autre personne.

Cette sur-attention est dictée par la peur, certes, mais c’est aussi une mauvaise habitude qu’on prend et qu’on renforce avec le temps. Cette mauvaise habitude finit par devenir une addiction.

Petites définitions :

  • L’auto-auscultation, ce sont les comportements que vous faites vous-même pour faire le suivi de votre corps (prendre son pouls ou sa tension, palper une partie de son corps, observer une partie de son corps…)
  • Sur-attention : Se concentrer sur des parties de son corps très souvent voire en permanence pour vérifier que rien ne s’y passe (par exemple : se concentrer sur sa tête ou sa poitrine pour voir si on ne ressent rien).

Pourquoi il faut arrêter de s’auto-ausculter ?

L’addiction à la sur-attention à son propre corps provoque l’augmentation de l’anxiété et renforce notre hypocondrie.

À chaque fois qu’on examine son propre corps, on peut éventuellement faire diminuer légèrement l’anxiété, si on s’est rendu compte qu’il n’y avait rien d’anormal.

Mais que se passe-t-il chaque fois qu’on croit remarquer quelque chose d’anormal ? Le stress et la préoccupation augmentent énormément, alors que la plupart du temps ce quelque chose de nouveau était là avant et on ne l’avait jamais remarqué.

De plus, le corps est en constante évolution, en constant changement, c’est donc normal que des choses bougent, et que l’on remarque de nouvelles choses.

Comme je vous le disais, les hypocondriaques ont une forte tendance à la mauvaise interprétation.

Donc chaque fois que quelque chose de nouveau apparait, cette nouvelle sensation va être perçue comme quelque chose de grave. Mais en réalité, ces changements sont le plus souvent normaux.

Par ailleurs, à force de toucher une partie du corps on augmente les sensations et la douleur.

Mais aussi, lorsqu’on regarde trop un endroit du corps on y remarquera forcément des choses qui ne sont pas symétriques, qui n’ont pas la couleur qu’on souhaiterait, etc.

Pour finir, lorsqu’on porte trop d’attention à un endroit du corps on va forcément remarquer de nouvelles sensations. Par exemple, il se peut que vous ressentiez les battements de votre cœur, dans votre poitrine, dans vos bras, dans vos pieds, si vous êtes constamment concentré sur cet endroit, et cela n’a rien d’anormal.

remède contre l'hypocondrie

En quoi ça va m’aider d’arrêter d’être sur-attentionné ?

Vous allez tout simplement diminuer votre préoccupation pour votre santé sur le long terme.

La raison est simple, vous avez peur que quelque chose vous arrive, vous restez constamment en alerte. Puis vous êtes tellement en alerte que vous remarquez d’autres choses, puis encore de nouvelles choses, etc.

Si vous arrêtez de vous ausculter, de vous palper, d’être sur-attentionné, vous ne remarquerez plus toutes ces choses avec le temps. Par conséquent, votre hypocondrie diminuera, tout comme votre anxiété.

Comment ne plus s’auto-ausculter et être sur-attentionné ?

C’est assez difficile de vous donner des solutions en quelques lignes. Si vous voulez plus d’aide à ce niveau, je travaille sur un livre avec des exercices et une méthode complète pour réussir à ne plus être hypocondriaque, mais en attendant je vais quand même vous donner des pistes.

On dit souvent que pour se débarrasser d’une habitude ou en prendre une nouvelle, il faut 30 jours de pratique.

  • L’idéal est de réussir à se contraindre à arrêter d’avoir tout type de comportement de sur-attention et d’autoauscultation. À chaque fois qu’on en ressent le besoin, il faut réussir à détourner son attention. Et ainsi, se contraindre à ne plus avoir ce type de comportement pendant 30 jours minimum pour bien l’ancrer.
  • SI c’est trop difficile (comme pour le point précédent), choisissez un moment de 5 minutes par jour, pas plus, que vous réserverez à cela. Faites-le d’abord une fois par jour, puis une fois tous les 2 jours, jusqu’à ce que vous soyez prêt à arrêter complètement.

Encore quelque chose de simple à exprimer, mais pas simple du tout à mettre en place.

Prenez votre courage à 2 mains et lancez-vous.

C’est difficile, vous n’allez pas réussir à tout arrêter d’un coup, mais battez-vous jusqu’à ce que vous n’ayez plus tous ces comportements qui vous bouffent la vie.

Mais quand vous réussirez, vous allez voir votre hypocondrie et votre anxiété diminuer fortement.

Dans le point qui suit, vous allez peut-être découvrir quelque chose que vous faites sûrement. Mais certainement que vous ne vous étiez pas rendu compte que ça participait au renforcement de votre hypocondrie.

3. Arrêtez de demander à vos proches de vous rassurer

Pourquoi je devrais arrêter ça ? C’est souvent la première question qu’on me pose quand je dis ça aux hypocondriaques. Parce que ça fait augmenter l’anxiété et ça renforce l’hypocondrie. Ah bon, mais comment ?

C’est vrai que c’est assez contre-intuitif. Le problème c’est qu’on associe souvent ces questions pour se rassurer à une diminution de l’anxiété, alors qu’à long terme ce comportement augmente l’anxiété.

Pourquoi faut-il arrêter de demander à nos proches de nous rassurer ?

Chercher à se rassurer auprès de vos proches a un effet pervers. Bien souvent, ce que vont vous dire vos proches ne vous aidera pas.

Quand vous demandez à un proche « est-ce que tu ressens aussi ça ? » « Est-ce que tu as des douleurs comme ceci ? » « Tu as déjà eu cette sensation ? » :

  • Premièrement, votre proche n’est pas hypocondriaque. Il ne ressent pas les mêmes choses que vous, du moins il n’y fait pas attention.
  • Deuxièmementil peut s’agacer des demandes à répétition et du fait que « vous ne parliez que de ça ».
  • Troisièmement, votre proche (la plupart du temps) n’est pas médecin ou professionnel de santé. Donc il ne peut généralement pas vous apporter une réponse utile et rassurante.
  • Pour conclure, chacune de vos requêtes auprès de vos proches ne va vous rassurer qu’un temps. Ça va soulever plus de questions et de peur de maladie que ça ne va apporter de réponses.

En quoi arrêter de demander ma dose de réassurance va m’aider ?

Ça fera diminuer votre anxiété, ça arrêtera de renforcer votre hypocondrie et votre concentration sur vos peurs diminuera.

L’arrêt de ce comportement améliorera aussi vos relations avec vos proches.

Comment arrêter la demande de réassurance ?

Encore une fois pour arrêter ce comportement il faut que vous réussissiez à vous obliger à ne plus le faire.

Pour arrêter de chercher cette réassurance

Encore une fois, vous devez réussir à vous contraindre à arrêter.

Faites votre possible pour ne plus jamais demander votre dose de réassurance à vos proches. Une fois de plus, c’est très difficile, mais c’est la meilleure manière de faire.

Pour arrêter, si vous le souhaitez vous pouvez choisir un allié.

Passez un deal avec vos proches : expliquez-leur la situation, et dites-leur que vous ne devez plus leur poser de questions sur votre santé. Les seules questions auxquelles ils ont le droit de répondre sont celles sur votre anxiété, votre stress, votre peur, etc.

Discutez avec eux de vos problèmes, mais sous un autre angle. On ne parle pas de santé, on parle d’anxiété et de peur.

Comme pour les comportements précédents, vous pouvez proposer à vos proches (ou le faire seul) d’arrêter progressivement. Par exemple, 5 minutes tous les 2 jours, puis tous les 3 jours… Jusqu’à ce que vous soyez prêt à arrêter complètement.

C’est encore une fois un sujet très compliqué à aborder, c’est très difficile d’arrêter la demande de réassurance. Cependant pour votre route vers une vie sans hypocondrie, c’est un arrêt qui va vous faire faire un très grand pas.

Armez-vous de courage, et le mieux, c’est d’en parler avec vos proches.

Vous avez déjà vu, 3 comportements à ne plus faire qui diminuent l’hypocondrie de manière extrêmement puissante lorsqu’on arrête de les faire. Mettez en place des stratégies, des rappels, demandez à vos proches de vous aider, pour réussir à vous en débarrasser.

Avant de terminer cet article, voici une dernière chose que vous devriez essayer d’arrêter.

4. Arrêtez de repousser vos pensées et images désagréables

Réussir à ne plus repousser ses pensées est un outil qui dans la vie en général est très puissant.

soigner anxiété et hypocondrie

Quand on est anxieux et particulièrement quand on est hypocondriaque, on est souvent assailli par des pensées et images désagréables. Par exemple lorsqu’on se met à penser « je vais mourir de … » on a une tendance toute naturelle à repousser en bloc cette idée.

Lorsqu’on se met à avoir une image de soi dans un lit d’hôpital, on a souvent cette réaction de tenter de supprimer cette vision.

Ça peut sembler contre-intuitif, mais c’est totalement l’inverse qu’il faut faire. On appelle ça le « White Bear Effect » (effet de l’ours blanc, article en anglais, car mal renseigné en français). Quand on se focalise sur la volonté de supprimer quelque chose de son esprit, cela devient impossible de le supprimer.

Donc concrètement, quand on essaye de supprimer une pensée ou une vision qui nous rend anxieux, au final on ne fait que la renforcer.

Se débarrasser des pensées et visions désagréables

La solution est facile à dire, mais pas facile à faire (comme souvent). Il « suffit » d’accepter les pensées et visions, ne pas les repousser ou rejeter. Pour essayer de comprendre ses pensées, il faut avant tout les accepter.

Ça ne résout pas tout bien sûr, mais le simple fait d’accepter ses pensées a au moins l’avantage de les rendre moins présentes.

Si cela vous intéresse, je dédierai un article sur le « White Bear Effect » et les solutions pour ne plus repousser ses pensées. Dites-le-moi dans les commentaires.

Pour finir

Les 4 points que j’ai détaillés dans cet article ont vraiment le pouvoir de fortement diminuer votre hypocondrie et votre anxiété sur le long terme.

Ça demande un investissement personnel indispensable, car c’est compliqué de se sortir de cette maladie.

S’il vous plaît, ne croyez pas les gens qui vous disent qu’en 2 coups de cuillère à pot vous allez vous sortir de tous vos problèmes. C’est difficile, mais avec les bons outils, les bonnes méthodes, vous réussirez à vous sortir de là. Si vous voulez en savoir plus sur les méthodes pour ne plus être hypocondriaque, vous trouverez quelques ressources sur le blog pouvant vous aider.

J’espère sincèrement que cet article vous aura aidé. Dites-moi dans les commentaires, ce qui vous parle le plus, ce que vous allez essayer, si ça vous a aidé… Et si vous souhaitez en savoir plus sur le blog, n’hésitez pas à me demander également.

Pour poursuivre vos lectures :

MERCI de m’avoir lu, je vous dis à très bientôt pour un prochain article.

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